Nouvelles formes d’emploi : ce qui motive ou pousse les cadres à les adopter

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Même si le CDI reste la forme dominante de travail en France, la part du travail indépendant progresse depuis quelques années, grâce à la création du statut de micro entrepreneur par exemple.  En parallèle, plusieurs formes d’emploi se sont développées : temps partagé, multi employeurs & portage salarial.

L’APEC a réalisé une étude sur ces nouvelles formes d’emploi et dévoile dans cette enquête parue en décembre 2017 un attrait certain notamment, auprès des cadres sans emploi.

En France, on le sait, la norme reste le CDI avec plus de 87 % de contrats passés sous cette forme. L’emploi non-salarié n’est pas en reste car après avoir connu une forte régression dans les années 1980 à 1990, il revient en force depuis l’année 2008 et a un volume de 12% qualifié de travail indépendant.

Des formes d’emploi qualifiées d’atypiques

Les formes d’emploi atypiques se révèlent nombreuses en nature mais assez faibles côté volume : 70 000 personnes seraient concernées par le portage salarial.
Dans toutes ces formes d’emploi, le micro entreprenariat est de loin le mode qui bénéficie de la plus forte notoriété chez les cadres en poste (87% d’entre eux déclarent connaître ce régime) mais seulement 7% d’entre eux déclarent avoir exercé sous ce régime.

Le portage salarial, quant à lui, est plus connu chez les cadres de plus de 50 ans et plus précisément dans la fonction informatique.

La volonté de redevenir acteur de son autonomie …

L’un des premiers attraits de ces formes d’emploi reste l’autonomie : concilier une certaine autonomie dans ses arbitrages professionnels et sa vie privée est l’une des plus importantes motivations. Ces aspirations sont partagées par l’ensemble des classes d’âges ; ceux les plus contraints par une charge familiale ou ceux en fin d’activité. Bien sûr, aspirer à ce mode alternatif bien que plus souple n’est pas suffisant pour l’envisager à long terme et à d’y basculer.

Ou un détachement contraint du salariat ?

Pour un tiers des cadres interrogés, l’accès à ces nouvelles formes d’emploi n’est pas un choix premier. Plusieurs situations les conduisent à envisager une nouvelle forme d’emploi.
Après une rupture professionnelle par exemple, le cadre envisage rapidement une autre forme d’emploi dans laquelle il ne se projetait pas spécialement au début de sa carrière et pour laquelle certains axes de développement le rebuterait : vision stratégique, capacité à se vendre et à « commercialiser » ses services, connaissances administratives et financières…
Pour les jeunes actifs, il s’agira plus d’une insertion difficile dans le marché de l’emploi caractérisée par une faible expérience professionnelle.

Le portage salarial, une des figures atypiques de l’entreprenariat ?

Inscrit au code du travail depuis juin 2008, il s’agit d’une relation contractuelle tripartite dans laquelle un salarié porté effectue une prestation qualifiée d’intellectuelle auprès d’un donneur d’ordres. Le consultant négocie avec son client le contenu et les honoraires inhérents à sa mission. L’entreprise de portage salarial contractualise cela en signant un contrat de prestation de services avec le client et un contrat de travail avec l’intervenant.

Le salarié est donc rémunéré par la société de portage tout en étant autonome dans l’organisation de sa mission. La société de partage s’occupera dès lors de sa gestion administrative, le salarié porté n’aura qu’à se concentrer sur le bon déroulement de sa mission.

Et si ces nouvelles formes d’emploi venaient bousculer le marché de l’emploi ?

En effet, pour de plus en plus d’actifs, ces nouvelles formes d’emploi permettant flexibilité et libération de certaines procédures…. et deviennent des aubaines. Au final, très peu de cadres expérimentant ces nouvelles formes d’emploi, désirent reprendre le chemin du CDI classique.

Et vous ? qu’est-ce qui vous ferait franchir le cap ?