Le RSI : vers la fin d’un régime inadapté ?

Mis en place en 2006, le Régime Social des Indépendants (RSI) a pour principales fonctions d’assurer leur protection sociale et de simplifier leurs démarches administratives. Onze ans après sa mise en place et souvent pointé du doigt compte tenu des limites qu’il présente, il semblerait que ce régime vive ses derniers instants.  La réforme du travail est-elle réellement en marche ? 

Né d’un croisement entre l’Organisation Autonome Nationale de l’Industrie et du Commerce (ORGANIC, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Professions Indépendantes (CANAM), et de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Artisans (CANCAVA), le RSI devient le seul organisme d’affiliation obligatoire pour les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, professions libérales…). Au 1er janvier 2017, il comptabilisait 6,6 millions de cotisants mais est devenu de fil en aiguille un indésirable.

Une fiabilité remise en cause

Selon les résultats de l’Observatoire dévoilés en juin dernier par l’union des auto-entrepreneurs, 66% des travailleurs indépendants souhaiteraient la fin du RSI. Erreurs de calcul, taux de cotisations retraite limité, absence d’allocations chômages et bien d’autres dysfonctionnements sont mis en cause. Autant d’éléments qui font perdre toute sa crédibilité au régime et qui poussent les indépendants à demander une réforme de l’organisation de leur sécurité sociale.

Et pour cause, depuis sa création, le RSI est fortement décrié et même qualifié en 2012, de « catastrophe industrielle ». Cependant, le gouvernement actuel semble avoir entendu l’appel des indépendants et s’engage à améliorer le quotidien de milliers de travailleurs.

Parallèlement aux intentions gouvernementales, l’organisation patronale, U2P, espère que la suppression du régime social des indépendants aboutira à une égalité dans la gestion de la sécurité sociale des travailleurs.

Une réforme pour des indépendants

A ce sujet, le Premier ministre, Edouard Philippe, a assuré le 4 juillet dernier la suppression du RSI dès 2018. A cet effet, les travailleurs indépendants disposeront d’un guichet qui leur sera dédié au sein du régime général. Ils seront toujours bénéficiaires des mêmes exonérations et réductions de cotisations que les salariés et auront également la possibilité de disposer de la même couverture que ces derniers en cotisant davantage.

La finalité étant que les indépendants puissent exercer leurs activités en toute sérénité mais surtout de profiter d’une qualité de gestion et d’un régime de cotisation stable. Toutefois la suppression de ce régime va-t-il réellement aboutir ? Pour pallier à une réelle suppression du RSI, certains auto-entrepreneurs ont trouvé un moyen plus judicieux d’assurer leur stabilité financière et sociale, celle de pousser les portes du portage salarial.

Le portage salarial, une gestion plus fiable

Le portage salarial permet aux indépendants de rester libres tout en bénéficiant des avantages du statut salarié. En effet, ce régime offre aux auto-entrepreneurs et aux professions libérales une gestion plus fiable et une meilleure protection que le RSI.

Une adhésion au portage salarial prévoit des garanties plus importantes. Là où le RSI n’offre que de très faibles indemnités, le portage salarial garantit, quant à lui, une protection plus efficiente. A ce titre, Success Portage accompagne les entreprises et les intervenants portés dans le développement de leurs projets.

Dans un contexte de réforme du travail, comment se fera l’amorce de ce virage ? Le gouvernement réussira-t-il à contenter les indépendants ? Pour l’heure, le portage salarial permet aux entreprises de faire appel à des intervenants portés sans ces dysfonctionnements qu’induit le Régime Social des Indépendants.

Et si vous contactiez la société Success Portage pour vous faire une idée plus précise du portage salarial ?

Céline Souadad

  • Le 26 septembre 2017